Lettre TBM n°35 —

Les SAF, entre rêve et réalité

+

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, la communauté aéronautique est appelée à la mobilisation générale pour qu’en 2050, le trafic aérien ne rejette plus un gramme de CO2 dans l’atmosphère.

De longue date, cette communauté a travaillé à réduire les nuisances des avions, comme le bruit et la pollution.

Comment ?

  • Les motoristes, en réduisant la consommation des moteurs.
  • Les avionneurs en améliorant l’aérodynamique des avions et en allégeant leur masse.
  • Le contrôle aérien en innovant dans les procédures de vol.
  • Les compagnies aériennes en rajeunissant leur flotte et en améliorant les taux de remplissage.

Ces actions ont déjà apporté des résultats palpables durant les trente dernières années puisque l’empreinte carbone imputée au trafic aérien mondial est restée au niveau d'environ 2,5 % des émissions totales mondiales, bien que le transport aérien a fait face au quadruplement du nombre de voyageurs.

Toutes ces actions vont continuer de produire leurs effets positifs.

Pourtant, cela ne suffira pas pour satisfaire l’exigence du Zéro CO2 en 2050. 

D’où l’idée de recourir aux SAF (Sustainable Aircfraft Fuel) capables de remplacer partiellement et, à terme, totalement le kérosène.

Ces SAF sont l’objet principal de cette note dont l’objectif est de répondre à la question :

Les SAF pourront-ils, en quantité, en prix et en délai, atteindre le challenge de Zéro CO2 en 2050 ? 

N.B. Compte tenu du volume de cette étude, nous la publions en trois lettres. 

La première consacrée à la demande : combien de carburant aurons-nous besoin en 2050 ?

La seconde consacrée à l’offre sous forme des bio-SAF. Quelle part peut apporter la biomasse ?

La troisième consacrée à l’offre sous forme de e-SAF, à quel prix. Nous conclurons avec la lettre 3.